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According to the old adage: « you can’t change the stripes of a zebra », the phrase can be applied to Francis Giacobetti whose demanding nature makes him pursue a work that has allowed him to join the closed club of the greatest contemporary photographers.

To understand the work of Francis Giacobetti is not an easy task as it is so polymorphous. Initially a photojournalist, Francis Giacobetti soon devoted himself to exploring other avenues of photographic creation; cinema, design and art direction. These professions have in common two tools that Giacobetti has mastered for half a century: the eye and the light.

At a time when computer corrections did not yet exist, Francis Giacobetti’s research on light techniques was a seminal work. In this respect, the ZEBRAS series is an archetype. This work, which could be judged according to the sole criteria of high technicality, is an aesthetic reflection on the body, the nude that is veiled and revealed, the negative and the positive. ZEBRAS’s stripes are so many signs, characters of light written right on the models’ flesh. They allow a calligraphic reading of the body which expresses the photographer’s love for beauty whatever it is.

Francis Giacobetti’s photographs often resemble sculptures, as they seem to have conquered the third dimension. We can lend them this sentence of Paul Valéry, according to which: « The sculpture settles in the same environment as the one who contemplates it. Each step of the observer, each hour of the day, each lamp that is lit, gives to a sculpture a certain appearance, quite different from the others ». This is the case with the female bodies of ZEBRAS, stripped of light, they are changing under the eye of the aesthete who contemplates them, works of contemporary art, both familiar and mysterious.

Christian Lvowski Dumais

Selon le vieil adage : “on ne peut changer les rayures du zèbre”, la phrase peut s’appliquer à Francis Giacobetti dont la nature exigeante lui fait poursuivre une oeuvre qui lui a permis de rejoindre le club fermé des plus grands photographes contemporains.

Appréhender l’oeuvre de Francis Giacobetti n’est pas chose aisée tant elle est polymorphe. D’abord reporter photographe, Francis Giacobetti se consacra bientôt à l’exploration d’autres voies de la création photographique ; cinéma, design et direction artistique. Ces métiers ont en commun deux outils que Giacobetti maîtrise depuis un demi-siècle : l’oeil et la lumière.

A une époque où les corrections à l’ordinateur n’existaient pas encore, les recherches de Francis Giacobetti sur les techniques de la lumière ont fait école. à ce titre, la série ZEBRAS est un archétype. Ce travail qui pourrait se juger selon les seuls critères d’une haute technicité, est une réflexion esthétique sur le corps, le nu qui se voile et se dévoile, le négatif et le positif. Les rayures de ZEBRAS sont autant de signes, de caractères de lumière écrits à même la chair des modèles. Elles permettent une lecture calligraphique du corps qui exprime l’amour du photographe pour la beauté quelle qu’elle soit.

Les photographies de Francis Giacobetti s’apparentent souvent à des sculptures, tant elles semblent avoir conquis la troisième dimension. On peut leur prêter cette phrase de Paul Valéry, selon laquelle : “La sculpture s’installe dans le même milieu que celui qui la contemple. Chaque pas de l’observateur, chaque heure du jour, chaque lampe qui s’allume, engendre à une sculpture une certaine apparence, toute différente des autres”. Il en est ainsi des corps féminins de ZEBRAS, dénudés de lumière, ils sont changeants sous l’oeil de l’esthète qui les contemplent, oeuvres d’art contemporain, à la fois familières et mystérieuses.

Christian Lvowski Dumais